Pink Floyd à Pompéi.
East Floyd à Grand.
50 ans de Wish You Were Here — Le concert qui ne peut pas se rater
Il y a des jours qui n’arrivent qu’une fois. Le 10 juin 2026, East Floyd jouera dans l’amphithéâtre gallo-romain de Grand, dans les Vosges, pour célébrer les 50 ans de Wish You Were Here — l’album le plus personnel de Pink Floyd. Un site antique, un album mythique, un groupe alsacien qui joue Floyd depuis 10 ans. Ce soir-là, tout se rejoint.
1971. Pompéi. Le concert sans public.
En octobre 1971, Pink Floyd fait quelque chose d’inédit. Ils entrent dans l’amphithéâtre antique de Pompéi — 2 000 ans d’histoire, des gradins vides, des pierres que le Vésuve a figées — et ils jouent. Sans public. Juste pour les caméras d’Adrian Maben, pour les pierres, pour l’éternité.
Echoes, A Saucerful of Secrets, One of These Days. La musique résonne dans un espace fait pour les spectacles, construit par les Romains, abandonné depuis des siècles. Ce film — Pink Floyd: Live at Pompeii — devient l’un des documents musicaux les plus fascinants de l’histoire du rock. Pas parce qu’il s’y passe quelque chose d’extraordinaire en termes de mise en scène. Parce que l’endroit dit quelque chose que les mots ne peuvent pas dire.
Quand on joue dans un amphithéâtre romain, il se passe quelque chose qu’on ne peut pas expliquer. Les pierres absorbent le son différemment. L’espace change le rapport à la musique. Et la conscience de jouer là où des milliers de gens se sont assis pendant deux millénaires — ça modifie quelque chose dans la façon dont on tient son instrument.
Pompéi, c’est l’image par excellence de ce que la musique peut faire quand elle rencontre l’histoire. C’est cette image qui nous hante depuis des années. Et c’est exactement ce que nous allons faire à Grand.
Grand, Vosges. Deux mille ans d’histoire sous les pieds.
La plupart des gens ne connaissent pas Grand. C’est un petit village des Vosges, à une 2 de Strasbourg et de Nancy. Un lieu idéal: l’un des sites gallo-romains les mieux conservés de France. Un amphithéâtre du IIe siècle après J.-C., construit sous l’Empire romain, qui pouvait accueillir jusqu’à 17 000 spectateurs.
17 000 personnes. Dans un village vosgien. C’est vertigineux. Grand était un lieu de pèlerinage antique, dédié à Apollon Grannus, dieu de la guérison et de la lumière. Des gens venaient de tout l’Empire pour y consulter l’oracle, assister aux jeux, se faire soigner. L’amphithéâtre était au cœur de tout ça — un espace de rassemblement, de communion, de spectacle.
La mosaïque de Grand, découverte sur le site, est l’une des plus grandes mosaïques romaines connues à ce jour — 232 mètres carrés de tesselles intactes. Le musée du site en est le gardien précieux. Tout ici respire cette profondeur de temps qui donne à la visite une dimension rare.
C’est dans cet amphithéâtre que nous jouerons le 10 juin 2026. Pas dans une salle. Pas dans un festival. Dans une arène que les Romains ont construite il y a dix-huit siècles. Le parallèle avec Pompéi n’est pas une métaphore de communication — c’est une réalité géographique et historique. Nous jouons Floyd dans un amphithéâtre romain. Comme eux. Cinquante ans plus tard. En Alsace-Lorraine.
1975 — 2025. Wish You Were Here a 50 ans.
Wish You Were Here est sorti en septembre 1975. C’était quatre ans après Pompéi, deux ans après The Dark Side of the Moon. Pink Floyd était au sommet de sa gloire commerciale et au plus profond de son malaise créatif. Ils venaient de toucher des millions de personnes avec DSOTM et ils se demandaient si ça avait vraiment un sens — le business, la machine, la célébrité.
L’album est une lettre à Syd Barrett, fondateur du groupe, génie créatif, disparu dans la maladie mentale quelques années plus tôt. Roger Waters, David Gilmour, Richard Wright et Nick Mason lui ont dédié neuf titres, dont les 23 minutes de Shine On You Crazy Diamond, qui ouvre et referme l’album comme les bras d’un ami qu’on n’a pas su retenir.
Pendant les sessions d’enregistrement, Syd Barrett est apparu un jour dans le studio, méconnaissable. Rasé, bouffi, les yeux dans le vide. Roger Waters l’a regardé sans le reconnaître. Puis les larmes sont venues. Ce jour-là, ils enregistraient Shine On You Crazy Diamond. Pour lui. Pour l’absent présent. Pour celui qu’on aurait aimé garder.
50 ans après, cet album reste d’une actualité troublante. Welcome to the Machine parle de l’industrie musicale des années 70 — mais elle pourrait parler de n’importe quelle industrie aujourd’hui. Have a Cigar décrit le cynisme des maisons de disques — on pourrait l’appliquer aux plateformes de streaming. Et le titre Wish You Were Here, acoustique et nu, continue de toucher chaque génération qui le découvre.
Jouer cet album en intégralité dans un amphithéâtre gallo-romain, pour ses 50 ans, avec un groupe qui a consacré 10 ans à en comprendre chaque détail — c’est le projet le plus ambitieux et le plus évident que nous pouvions imaginer.
East Floyd. Dix ans de Floyd. Tout pour ce soir.
Gabriel fondé ce groupe il y a dix ans, avec une conviction simple : la musique de Pink Floyd mérite d’être jouée avec la même obsession du détail que ses créateurs y ont mis. Pas une imitation. Une interprétation fidèle et vivante.
Nous sommes des musiciens professionnels et amateurs . Nous venons d’horizons différents — le jazz rock, le rock — mais nous partageons tous la même fascination pour l’univers de Floyd : la construction sonore, la progression harmonique, les textures de synthétiseur, le travail du silence. Chaque répétition est une fouille archéologique dans cette musique.
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En dix ans, nous avons joué devant des publics de 250 à 750 personnes. Des salles, des festivals, des chapelles, des caves voûtées. Chaque lieu a changé quelque chose dans notre rapport à cette musique. Mais aucun ne ressemblera à Grand.
Aujourd’hui East Floyd c’est Gabriel à la batterie, Jack et Jean-Michel aux guitares, Maxime au piano, Eric à la guitare, Virginie et Ilana aux chœurs — et Jean Louis à la basse. Chacun d’entre nous s’est plongé dans les enregistrements originaux, les bootlegs de concerts, les interviews des musiciens, pour comprendre non pas comment ils jouaient, mais pourquoi ils jouaient ainsi. Il y a une intention derrière chaque note de Floyd. Nous essayons de la retrouver.
Ce concert à Grand, c’est notre Pompéi à nous. Dix ans de travail pour un concert dans une arène romaine. Et Wish You Were Here pour toile de fond — l’album de l’absence, du manque, de ce qu’on n’a pas su garder. Joué dans un lieu que le temps a préservé contre toute attente. Il y a dans ce rapprochement quelque chose qui nous dépasse, et c’est exactement pour ça qu’il faut y être.
La journée du 10 juin. Une expérience complète.
Nous n’avons pas voulu faire un simple concert. Nous avons voulu construire une journée entière, depuis Saverne, qui fasse de ce déplacement une expérience en soi. L’autocar part à 6h30. Le petit-déjeuner vous attend à Grand. La visite guidée du musée et de l’amphithéâtre commence à 10h. Le déjeuner, libre, dans le village. Et à 15h — le concert.
Pourquoi la visite ? Parce que jouer dans cet amphithéâtre sans en comprendre l’histoire, c’est passer à côté de quelque chose d’essentiel.
Nous voulons que le public arrive au concert avec les pierres dans les yeux, avec l’histoire romaine dans la tête, avec la conscience de ce lieu extraordinaire. La musique résonnera différemment.
Ce format — journée complète, tout compris, départ organisé — est aussi une façon de dire que certains concerts méritent qu’on se déplace vraiment. Pas juste de garer sa voiture et de rentrer après. Se déplacer, découvrir, partager un repas, arriver ensemble dans l’arène. Comme les pèlerins romains qui venaient à Grand depuis tout l’Empire.
Le retour vers Saverne est prévu à 17h, arrivée vers 19h30. Tout compris dans le billet : autocar Grand Tourisme, petit-déjeuner, visite du site gallo-romain, concert. Les places sont limitées par la capacité du site — ce n’est pas une formule de communication. C’est une réalité.
Pour les fans inconditionnels : vous ne pouvez pas rater ça.
Je vais être direct. Si vous aimez Pink Floyd — vraiment, dans les profondeurs, pas juste Another Brick in the Wall — ce concert est fait pour vous. Si vous avez passé des heures à écouter Echoes, à vous perdre dans les 23 minutes de Shine On, à vous demander qui était vraiment Syd Barrett, à vous battre mentalement sur le sens de chaque parole de Roger Waters — vous savez déjà que vous devez venir.
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Wish You Were Here fête ses 50 ans. Ce n’est pas une date de marketing — c’est un demi-siècle d’une œuvre qui a touché des générations entières. Un album enregistré dans la douleur, dédié à un ami perdu, portant en lui quelques-unes des questions les plus humaines qui soient : est-ce qu’on est vraiment présent dans sa propre vie ? Est-ce qu’on a choisi ce qu’on voulait vraiment ? Est-ce qu’on a protégé ce qui comptait ?
Ces questions-là résonnent dans un amphithéâtre romain avec une force particulière. Parce qu’un amphithéâtre, c’est précisément l’endroit où les Anciens se réunissaient pour partager quelque chose qui dépassait le quotidien. Du spectacle, oui — mais surtout de la communauté. Tous ensemble, dans un espace conçu pour ça, à vivre quelque chose en commun.
Pink Floyd a fait ça à Pompéi en 1971. Pour personne — et pour tout le monde. Nous le ferons à Grand en 2026. Pour vous. Et cette convergence — 50 ans de l’album, 10 ans du groupe, un amphithéâtre gallo-romain en Lorraine, un jour de juin — ne se reproduira pas.
Les fans de Pink Floyd savent reconnaître les moments rares. Ils ont fait des kilomètres pour voir des concerts qui comptaient. Ils gardent les billets dans des boîtes. Ils racontent ces soirs-là des années après. Le 10 juin à Grand, c’est ce genre de soir.
INFORMATIONS PRATIQUES
Réservation : https://www.billetweb.fr/10-years-of-east-floyd-a-tribute-to-pink-floyd-show&src=agenda
Wish You Were Here ? nous on y sera.